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Par : mj
Publié : 17 avril 2014

IDH et autres indicateurs alternatifs

Le PIB présente de nombreuses limites pour mesurer le niveau de bien-être et les conditions d’existence d’une population. C’est pourquoi on utilise d’autres indicateurs pour analyser le développement humain. Le site du Pnud en présente quelques uns...

L’IDH

La façon de calculer l’IDH a été modifiée depuis le rapport sur le développement humain 2010.

Que nous dit l’Indice de développement humain (IDH) ?

L’IDH a été créé pour souligner que les individus et leurs capacités devraient être le critère ultime d’évaluation du développement d’un pays, et pas la croissance économique seule. L’IDH peut également être utilisé pour remettre en question les choix de politiques nationales, en se demandant pourquoi deux pays avec le même niveau de RNB par habitant peuvent se retrouver avec des résultats tellement différents en matière de développement humain.

L’IDH ajusté aux inégalités (IDHI)

La prise en compte de l’inégalité dans chaque dimension de l’IDH répond à un objectif énoncé pour la première fois dans le Rapport sur le développement de 1990. L’IDH ajusté aux inégalités (IDHI) est une mesure du développement humain des individus dans une société qui tient compte des inégalités. Sous condition d’égalité parfaite, l’IDH et l’IDHI sont égaux. L’IDH d’une personne « moyenne » dans une société est inférieur à l’IDH global lorsqu’il y a une inégalité dans la distribution de la santé, de l’éducation et du revenu ; plus l’IDHI est bas (et plus sa différence avec l’IDH est grande), plus l’inégalité est forte. Nous appliquons cette mesure à 134 pays.

L’Indice d’inégalités de genre (IIG)

Les désavantages que subissent les filles et les femmes constituent une source majeure d’inégalité. Trop souvent, elles souffrent de discrimination en matière de santé, d’éducation et sur le marché du travail − avec des répercussions négatives sur leurs libertés. Le Rapport 2010 a introduit une nouvelle mesure de ces inégalités, construite sur le même modèle que l’IDH et l’IDHI, pour mieux exposer les différences dans la distribution des progrès entre hommes et femmes.

Indice de la pauvreté multidimensionnelle (IPM)

L’Oxford Poverty and Human Development Initiative (OPHI) de l’Université d’Oxford et le Bureau du Rapport sur le Développement humain du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) ont lancé en juillet 2010 une nouvelle mesure de la pauvreté présentant un tableau « multidimensionnel » des personnes vivant dans la pauvreté qui selon ses créateurs pourrait contribuer à cibler les ressources de développement de manière plus efficace. L’IPM a remplacé l’indice de pauvreté humaine, qui figurait dans les Rapports sur le développement humain depuis 1997.

Tout comme le développement, la pauvreté est multidimensionnelle − mais ceci est traditionnellement ignoré par les chiffres des gros titres. Le Rapport 2010 introduit l’indice de pauvreté multidimensionnelle (IPM) qui complémente les mesures basées sur le revenu en considérant les déprivations multiples et leur superposition. L’indice identifie les déprivations au travers des mêmes trois dimensions que celles considérées par l’IDH et indique le nombre de gens qui sont pauvres (souffrant d’un nombre donné de déprivations) et le nombre de déprivations que les ménages pauvres confrontent. Il peut être explosé par région, ethnicité, et en d’autres groupes, ainsi que par dimension, ce qui en fait un outil approprié pour les décideurs.

Vous pouvez ici construire votre propre indicateur de développement, en intégrant d’autres dimensions que celles de l’IDH, ou en modifiant le poids de chaque dimension.