Vous êtes ici : Accueil > :: Première :: > Cours > Comment les entreprises produisent-elles ?
Par : mj
Publié : 19 janvier

Comment les entreprises produisent-elles ?

En économie, la production désigne l’activité économique socialement organisée de création de biens et de services destinés à satisfaire des besoins, s’échangeant sur un marché (production marchande) ou obtenus à partir de facteurs de production s’échangeant sur un marché (production non-marchande).

En tant qu’activité "socialement organisée", la production au sens économique exclut les travaux individuels réalisés pour soi-même.

De nombreux agents économiques contribuent à la production. Il y a bien sûr les entreprises, définies comme des entités juridiques dont le but est d’assurer la production de biens marchands. Mais les administrations publiques et les ISLSM assurent une production essentiellement non-marchande. Enfin, les ménages participent également à la production : les ménages comprennent les entrepreneurs individuels. La production des ménages inclut la production agricole, la construction de maisons, le loyer fictif des propriétaires occupants et les services du personnel domestique rémunéré.

I – Une diversité d’agents économiques assurent la production de biens et services

A. Des entreprises diversifiées sur plan de leur activité

On peut d’abord classer les entreprises selon le secteur d’activité auxquelles elles appartiennent. On distingue le secteur primaire (regroupant l’ensemble des activités productrices de matières premières), le secteur secondaire (regroupant l’ensemble des activités qui transforment les matières premières), et le secteur tertiaire (regroupant l’ensemble des activités productrices de services). En France, c’est le secteur tertiaire qui contribue le plus à la création de la valeur ajoutée.

L’agriculture est longtemps restée un secteur majeur de l’économie française : en 1945, elle employait encore un tiers des actifs et restait relativement peu productive. Si la France a connu, à l’instar des autres pays industrialisés, des phénomènes d’exode rural et de chute de l’emploi agricole, ce dernier reste plus important que dans les autres pays d’Europe occidentale : l’agriculture employait 3 % des actifs en 2006, contre 2,5 % en Allemagne et 1,3 % au Royaume-Uni. La France est aujourd’hui la seconde puissance agricole de l’Union Européenne. L’agriculture française a été considérablement modernisée et mécanisée dans la seconde moitié du XXe siècle.

Le secteur industriel se développe tout au long du XIXème et du début du XXème siècle : sa part dans l’emploi atteint près de 40% au milieu des années 1970. C’est son apogée. Après les chocs pétroliers, la France voit le poids de son industrie dans l’emploi décliner, pour ne représenter qu’un peu plus de 20% des actifs aujourd’hui.

Enfin, le secteur tertiaire n’a cessé de se développer tout au long du XXème siècle. Il est aujourd’hui en France le principal secteur d’activité, en termes d’emploi ou en termes de création de richesse. Près des 3/4 des actifs exercent dans le secteur tertiaire.

Ces évolutions s’expliquent par l’évolution conjointe de la productivité (l’efficacité de la production) et de la demande. Dans le secteur primaire, la productivité a considérablement augmenté (grâce à l’utilisation de produits phytosanitaires, à la mécanisation et à l’augmentation de la taille moyenne des exploitations), tandis que la dépenses en produits agricoles a vu sa part décliner dans le revenu total (loi d’Engel). Cela se traduit donc par un déclin du nombre d’actifs employés dans l’agriculture. Dans le secteur industriel, l’amélioration de la productivité est forte également, grâce au fordisme et à la mécanisation, mais la demande est en augmentation dans un premier temps : l’emploi industriel augmente donc. C’est la concurrence internationale qui explique une part importante du déclin de l’industrie dans l’emploi : la demande se porte sur des produits étrangers moins chers, et les entreprises industrielles ferment (mines, sidérurgie) ou se délocalisent (textile). Enfin, dans le secteur des services, la demande augmente très fortement du fait de l’augmentation du revenu (conformément aux lois d’Engel : les dépenses consacrés aux services - logement, culture, santé... augmentent à mesure que le revenu d’un ménage s’élève) tandis que les gains de productivité ne sont pas très importants : l’emploi tertiaire voit son poids s’accroître très fortement tout au long de la période.

B. Des entreprises diversifiées par leur taille

Ensuite, on peut distinguer les entreprises selon leur taille. Le critère principal pour déterminer la taille de l’entreprise est le nombre de salariés. On combine ensuite ce critère soit avec le chiffre d’affaires de l’entreprise (prix unitaire * production vendue sur l’année) pour aboutir à quatre grandes catégories d’entreprises :

  • les micro-entreprises (qui emploient moins de 10 personnes, et dont le chiffre d’affaire ne dépasse pas 2 millions d’euros). Si ces entreprises représentent 96% des entreprises, mais seulement 20% de l’emploi total en France en 2013.
  • les PME (petites et moyennes entreprises) sont des entreprises qui emploient moins de 250 personnes, avec un chiffre d’affaire inférieur à 50 millions d’euros par an. Elles emploient 29% des salariés, en pèsent 23% dans le chiffre d’affaire total, et représentent 6% des entreprises en France en 2013.
  • les ETI (entreprises de taille intermédiaire) emploient moins de 5000 personnes et leur chiffre d’affaire n’excèdent pas 1.5 milliards d’euros. Ces entreprises emploient 1/4 des salariés, et réalisent 1/4 du chiffre d’affaire total en France alors qu’elles en représentent que 1% des entreprises (5000 entreprises).
  • les grandes entreprises comptent plus de 5000 salariés (plus de 1.5 milliard de chiffre d’affaire). On compte un peu moins de 300 grandes entreprises en France en 2013, mais à elles seules, elles représentent 30% des salariés et 1/3 du chiffre d’affaire total.

On voit donc qu’en France, si le nombre de micro-entreprises est largement majoritaire, ce sont les grandes entreprises qui contribuent le plus à la création de la valeur ajoutée. Ces dernières concentrent également la plus grande part de l’effectif salarié avec les PME.

Lien vers l’article de l’INSEE dont sont tirées ces données.

C. Des entreprises diversifiées du fait de leur statut juridique

On distingue généralement les entreprises individuelles des sociétés.

Les premières n’ont pas d’existence juridique propre et sont confondues avec leur dirigeant, qui est le seul propriétaire de l’entreprise. L’avantage de ce statut d’entreprise est donc la simplicité des règles de création et de fonctionnement. En revanche, dans la plupart des cas, la responsabilité du propriétaire de l’entreprise est illimitée, c’est-à-dire que les créanciers de l’entreprise (banques, fournisseurs, état) peuvent saisir le patrimoine personnel du dirigeant pour se faire rembourser (sauf sa résidence principale).

Quant à la société, elle a une existence juridique propre, on dit que c’est une personne morale. La société peut avoir plusieurs propriétaires, appelés associés ou actionnaires. Ces propriétaires peuvent être des personnes physiques (= individus) ou d’autres personnes morales. Dans ce dernier cas, on parle de groupe qui est alors constitué de la société-mère et de ses filiales. Une société peut être détenue majoritairement par un organisme public, on parle alors d’entreprise publique. Les règles de création et de fonctionnement de la société sont plus compliquées que celles concernant les entreprises individuelles.

Cependant, dans la plupart des cas, la forme juridique sociétaire est moins risquée pour les associés. En effet, la responsabilité des propriétaires de l’entreprise est limitée aux apports, c’est-à-dire que les créanciers de l’entreprise ne peuvent pas saisir le patrimoine personnel des associés pour se faire rembourser. Ils ne peuvent saisir que le patrimoine possédé par la société elle-même, et qui a été apporté par les associés. La SA (société anonyme) est un exemple de société qui constitue le statut juridique majoritaire des grandes entreprises. La SA a l’avantage de pouvoir lever des financements importants car elle peut avoir une multitude d’actionnaires qui achètent et vendent facilement leurs actions (parts de la société) sur les marchés financiers.

D. Des entreprises diversifiées de par leur objectif

La plupart des entreprises ont un but lucratif et recherchent à obtenir du profit pour le distribuer ensuite en dividendes aux propriétaires du capital de l’entreprise. Mais ce n’est pas le cas des entreprises du tiers-secteur, encore appelées entreprises de l’économie sociale et solidaire. Ces entreprises ont un objectif différent, organisé autour d’un projet collectif (par exemple : développer le bio, ou permettre aux handicapés de travailler et d’être autonomes). Ces entreprises du tiers secteurs ne cherchent pas le profit pour lui-même ou pour l’enrichissement personnel. Les entreprises à but lucratif sont les entreprises du secteur capitaliste.

On trouve par exemple dans le tiers secteurs des SCOP (société coopérative et participative) dont le capital est détenu au moins à 51% par les salariés. Ces derniers participent à la prise de décision selon un principe démocratique original dans une entreprise : chacun dispose d’une voix quelle que soit sa participation dans la SCOP.

Enfin, on peut évoquer le cas de certains secteurs pris en charge par la puissance publique au nom de l’intérêt général. C’est le cas par exemple pour la distribution de l’eau ou le ramassage des ordures qui est parfois pris en charge par des "sociétés d’économie mixte" et non par des entreprises du secteur capitaliste. Ces entreprises n’ont pas pour objectif de réaliser un profit, mais de fournir un service jugé essentiel, à l’ensemble de la population à un prix accessible.

II – L’entreprise choisit la combinaison productive et le volume de production

A. Le choix d’une combinaison productive

1) Les facteurs de production peuvent être substituables ou complémentaires

Pour produire, les entreprises associent des facteurs de production. ces facteurs de production sont au nombre de deux : le facteur travail et le facteur capital. Le facteur travail désigne l’ensemble des ressources en main-d’œuvre utilisées pour produire et le facteur capital l’ensemble des biens utilisés pour produire d’autres biens. On distingue le capital fixe (ensemble des biens de production durable) et le capital circulant (ensemble des biens et services détruits ou transformés au cours du processus de production).

Lorsque les facteurs de production substituables, on peut diminuer la quantité de l’un des facteurs utilisés sans diminuer la quantité produite en augmentant la quantité de l’autre facteur de production utilisé. C’est le cas par exemple si l’on peut mécaniser une partie de la production, en remplaçant du travail par du capital. À l’inverse, les facteurs de production sont complémentaires lorsqu’on ne peut pas diminuer la quantité d’un des facteurs sans diminuer la production, même en augmentant la quantité de l’autre facteur. Par exemple, dans une entreprise de transport routier, lorsque vous diminuez le nombre de chauffeurs, votre production va diminuer, même si vous acheter un camion supplémentaire.

La combinaison productive désigne la quantité de travail et de capital utilisés conjointement en vue de réaliser une production.

Des facteurs de production substituables signifient que, pour réaliser la même production, une entreprise peut utiliser le travail et le capital dans une proportion variable, en remplaçant l’un par l’autre. Par exemple, pour terrasser une route, on peut utiliser plusieurs salariés et très peu de capital (pelles et pioches), on parle alors d’une combinaison productive à faible intensité capitalistique, mais on peut également remplacer une grande partie des salariés par des bulldozers, des machines à terrasser etc. On n’utilisera ainsi que peu de facteur travail et beaucoup de capital, soit une combinaison à forte intensité capitalistique. À l’inverse, des facteurs complémentaires signifient que pour réaliser une production donnée, on ne peut pas remplacer un facteur de production par un autre.

2) Un objectif : minimiser les coûts de production

Pour choisir sa combinaison productive, l’entreprise doit prendre en compte des contraintes techniques (selon que les facteurs de production sont complémentaires ou substituables). Mais elle s’intéresse surtout au coût de production : l’entreprise choisit la combinaison dont le coût est le plus faible. Plus les prix des facteurs de production sont élevés, plus les coûts de production augmentent. De même, plus on utilise de facteurs de production, plus les coûts de production augmentent. Il faut donc tenir compte de la productivité des facteurs, et en particulier de la productivité du travail.

La productivité des facteurs de production mesure leur efficacité, c’est à dire leur capacité à produire plus ou moins de quantités de biens ou de services. On peut calculer la productivité globale des facteurs, la productivité du travail et la productivité du capital. • Productivité moyenne du travail : Y/L. (On peut calculer la productivité horaire ou par tête) • Productivité moyenne du capital : Y/K • Productivité globale des facteurs : production / volume de K et de L. Elle mesure l’efficacité conjointe des facteurs K et L.

La productivité est un enjeu important pour l’entreprise : une entreprise qui réalise des gains de productivité produit autant pour moins cher ou plus pour le même prix. Il y a gains de productivité lorsque, pour produire une quantité donnée, on utilise moins de facteurs de production, ou bien lorsque, pour une quantité utilisée de facteurs de production, on obtient une quantité produite.

Dans son choix de la combinaison productive, le producteur prend bien sûr aussi en compte la productivité de chaque facteur. Exemple : en France le travail coûte plus cher qu’en Chine ou en Inde mais est aussi plus productif. Les entreprises qui ont besoin d’une main-d’œuvre qualifiée ne délocalisent pas leurs activités dans les pays à bas salaires.

3) La loi des rendements décroissants

La loi des rendements décroissants : lorsqu’on augmente la quantité d’un des facteurs de production tandis que la quantité de l’autre facteur de production reste identique alors, au-delà d’un certain seuil, la production totale augmente de moins en moins vite. Les rendements du travail sont d’abord croissants : cela s’explique par une spécialisation de chaque travailleur qui augmente la productivité du travail : un travailleur moissonne le blé, le second le conditionne en mottes, le troisième le transporte à l’entrepôt. Puis, passé un certain niveau de production, les rendements deviennent décroissants (à technique de production inchangée). Il y a par conséquent, une baisse de la productivité marginale du capital. Cette loi correspond à un état de technique figé, le progrès technique n’est alors pas pris en considération.

Productivité marginale : La productivité marginale du travail (ou du capital) mesure l’accroissement de la production résultant de l’utilisation d’une unité de travail supplémentaire. Pour dépasser cette contrainte, les entreprises ont besoin d’innover et de modifier l’organisation de leur production, afin d’augmenter la productivité du travail et/ou du capital.

Au niveau macroéconomique, si un facteur de production existe en quantité limitée, la croissance économique mesurée par l’augmentation du produit par tête, s’arrête fatalement sous l’effet de la loi des rendements décroissants. Ainsi pour les économistes classiques qui considéraient que la richesse est obtenue à partir de trois facteurs, la terre, le travail et le capital, la croissance économique est un cheminement vers un état stationnaire, situation dans laquelle il n’est pas possible d’augmenter le produit par tête, parce que les ressources naturelles (la terre) existe en quantité limitée.

Pour échapper à la loi des rendements décroissants, il faut accroître les autres facteurs de production, c’est-à-dire changer d’échelle de production. Ou bien mettre en ouvre des progrès techniques.

C. Le choix d’un niveau de production

Lorsqu’elle produit, l’entreprise mobilise des ressources qui ont un coût, c’est à dire qu’ils occasionnent des dépenses. On distingue plusieurs types de coûts. Tout d’abord, il est nécessaire de distinguer les coûts fixes, indépendants du niveau de production, des coûts variables, dépendants du niveau de production. Par exemple, un loyer est un coût fixe (il faut le payer même si on ne produit rien) et l’achat des consommations intermédiaires est un coût variable proportionnel. Le coût total de la production se compose de la somme des coûts fixes et variables.

Il faut également distinguer le coût moyen du coût marginal. Le coût moyen correspond au rapport entre le coût total et la quantité produite : il donne, en moyenne, le coût d’une unité produite. Cependant, le coût réel de production de chaque unité est différent : le coût marginal mesure donc les dépenses liées à la production d’une unité supplémentaire.

Du fait de la loi des rendements décroissants, la productivité d’un facteur de production augmente jusqu’à un certain seuil, puis décroît. A partir de ce seuil, le coût marginal augmente.

Grâce aux calculs de coûts, les entreprises peuvent savoir quel volume de production leur permet de maximiser leur profit. Il s’agit pour elles de comparer leurs dépenses (les coûts) et leurs recettes (les gains). En situation de concurrence, les entreprises sont « price-takers », ce qui signifie que le prix de vente leur est donné. La recette moyenne (le gain moyen pour chaque unité vendue) et recette marginale (gain pour chaque unité supplémentaire vendue) sont donc égales au prix de vente.

Pour connaître le volume de production permettant de maximiser le profit, l’entreprise compare donc la recette marginale au coût marginal pour chaque unité produite. Tant que la recette marginale est supérieure au coût marginal, il est intéressant de continuer à produire car chaque unité produite supplémentaire permet de dégager un profit. Lorsque la recette marginale (le prix de vente) est égale au coût marginal, les gains et les dépenses se compensent. Le profit est maximal, et le profit marginal (le profit retiré de la vente de la dernière unité produite). Au delà de ce seuil, le profit marginal est négatif car la recette marginale est inférieure au coût marginal, et le profit total diminue.

Le volume de production optimal, celui qui permet la maximisation du profit, est donc atteint lorsque le coût marginal est égal au prix de vente (recette marginale).

III – Comment mesurer l’efficacité d’une entreprise

A. Le compte de résultat : le film de l’activité de l’entreprise sur l’année

Le compte de résultat est un compte qui filme que un an l’ensemble des flux monétaires qui soit appauvrissent l’entreprise, soit l’enrichissent. Les charges correspondent aux dépenses de l’entreprise, les produits à ses revenus. Lorsque le solde (entrées – sorties) est positif, l’entreprise dégage un bénéfice. lorsqu’il est négatif, l’entreprise dégage des pertes. Par construction, le compte de résultat est toujours équilibré.

Le compte de résultat
CHARGES PRODUITS
Sorties de fonds Entrées de fonds
Charges d’exploitation Produits d’exploitation
- achats de matières premières
- salaires et cotisations sociales patronales
- Loyers et charges locatives
- Assurances
- Dépenses en R&D
- Publicité
- …
= production vendue
= chiffre d’affaires
Charges financières Produits financiers
- intérêt des emprunts versés - intérêts reçus
- dividendes reçus d’autres entreprises
Charges exceptionnelles Produits exceptionnels
= dépenses non liées à l’activité normale de l’entreprise et non répétitives. Ex : amende, sinistre... = revenus non liés à l’activité normale de l’entreprise et non répétitifs. Ex : plus-value
Bénéfices Pertes
TOTAL TOTAL

B. Le bilan : une photo du patrimoine de l’entreprise à une date donnée

Le bilan apporte une information sur l’importance des fonds propres et des dettes. Il donne une image du patrimoine de l’entreprise, de sa situation nette (= son actif net : actif – dettes). Le bilan est un compte qui photographie à un instant précis le patrimoine de l’entreprise. Ce qu’elle possède est enregistré à l’actif. Il s’agit des ressources qui lui permettent d’exercer son activité : les biens de production (terrains, usines, machines), le stocks de matières premières, ou le montant de son compte en banque. Ces possessions ont été financées par les propriétaires de l’entreprise ou par des emprunts bancaires. Le capital social, les dettes ou les obligations sont enregistrées au passif. L’actif représente donc en quelque sorte l’emploi des ressources de l’entreprise, et le passif l’origine de ces ressources. Par construction, chaque ressource mobilisée à l’actif dispose d’une contrepartie, d’une origine, inscrite au passif. Actif et passif sont donc forcément égaux et le bilan est forcément équilibré.

Le bilan
ACTIF PASSIF
ce que possède l’entreprise
= emploi des ressources
ce que l’entreprise doit
= origine des ressources
ACTIF IMMOBILISE CAPITAUX OU FONDS PROPRES
Immobilisations corporelles
- terrains, bâtiments, machines...
Capital social
- ressources apportées par les propriétaires
Immobilisations incorporelles
- fonds de commerce, brevets, logiciels...
Réserves
- bénéfices antérieurs conservés dans l’entreprise
Immobilisations financières
- prêts consentis, participations dans le capital social d’autres entreprises...
Résultat
- de l’année en cours (+ si bénéfice, - si perte)
ACTIF CIRCULANT PROVISIONS
Stocks
- matières premières, produits en cours de fabrication...
Sommes mises en réserve en prévision de dépenses non encore connues précisément ou de risques potentiels non encore survenus (impayés, pénalités...)
Créances clients
- délai de paiements accordés aux clients
DETTES
Disponibilités
- Liquidités disponibles en caisse ou sur un compte bancaire
Dettes financières
- emprunts bancaires, obligations
Dettes d’exploitation
- vis-à-vis des fournisseurs
TOTAL TOTAL